L'aéroport de Montpellier Méditerranée (code IATA : MPL) est implanté à 8 kilomètres au sud-est du centre historique de Montpellier, en bordure de la plaine languedocienne là où la dernière lumière méditerranéenne s'aplatit sur l'horizon avant la côte héraultaise. C'est un aéroport régional français de taille moyenne — traitant environ trois millions de passagers par an — qui a été profondément transformé au cours des deux dernières décennies par l'essor du transport aérien à bas coûts, notamment l'expansion agressive de Ryanair dans le sud de la France.
L'association d'une forte saisonnalité touristique, du modèle de rotation extrêmement serré de Ryanair et des conditions météorologiques particulières du Languedoc méditerranéen — notamment la tramontane — fait de MPL un haut lieu des perturbations de vols. Si votre vol à Montpellier a subi un retard à l'arrivée de plus de trois heures, a été annulé sans préavis d'au moins 14 jours, ou si vous avez été refusé à l'embarquement en raison d'une surréservation, vous avez très probablement droit à jusqu'à 600 € par passager en vertu du règlement CE n° 261/2004. Ce guide vous explique précisément comment le règlement s'applique à MPL, ce que signifie la tramontane pour votre demande, et comment le délai de prescription français de cinq ans joue en votre faveur.




Comment fonctionne EU261 à l'aéroport de Montpellier Méditerranée
Le règlement CE n° 261/2004 est directement applicable dans les 27 États membres de l'Union européenne. La France étant un État membre de l'UE, chaque vol au départ de l'aéroport de Montpellier Méditerranée est couvert par le règlement, quelle que soit la nationalité de la compagnie aérienne. Ryanair (immatriculée en Irlande), Air France (immatriculée en France), easyJet, Transavia, Volotea et tous les transporteurs charters et saisonniers doivent se conformer au règlement. Les trois types de perturbations qualifiantes sont identiques dans tous les aéroports européens : les retards à l'arrivée à destination finale d'au moins trois heures, les annulations sans préavis de 14 jours et les refus d'embarquement consécutifs à une surréservation ou à des décisions opérationnelles.
L'indemnisation est fixée à 250 € pour les vols inférieurs à 1 500 km, 400 € pour les vols entre 1 500 km et 3 500 km, et 600 € pour les vols supérieurs à 3 500 km, par passager et indépendamment du tarif payé.